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Les règles qui suivent constituent un supplément "nomades" pour BaSIC Chine Impériale. Il est donc conseillé de se familiariser avec BaSIC Chine Impériale avant de jouer à BaSIC Vent des Steppes.

  Vent des Steppes

La Société

Les relations inter-tribales

Les tribus et clans sont liés par des liens de vassalité ou d'alliance, et seront soumis à l'autorité d'un Khan (roi). La fidélité des vassaux est largement dépendante du khan. Celui-ci aura été reconnu comme tel par l'ensemble des tribus lors d'un qouriltaï (assemblée des tribus), ou à la suite d'une soumission spontanée ou forcée.
Les alliances sont fréquemment scellées par des mariages. Elles ne durent souvent que le temps d'une campagne, les retournements d'une année à l'autre restant fréquents.

Les guerres entre tribus sont monnaie courante : on se bat pour un territoire (oulous), pour du bétail, pour piller. Les conflits se finissent rarement sans un massacre en règle des armées vaincues. Les survivants sont généralement réduits en esclavage et répartis entre les tribus victorieuses : les hommes (survivants) s'occupent des troupeaux et des chevaux, parfois sont enrôlés dans les conflits de leurs maîtres ; les femmes sont épousées. Les enfants sont parfois adoptés.

Régulièrement, un Khan plus énergique d'une tribu puissante pourra fédérer les autres tribus. Il sera alors désigné Qaghan, ou Khan universel, lors d'un qouriltaï, et partira à la conquête de la Chine ou du monde. Il est investi par Tengri dont il est le représentant sur Terre. Le plus grand d'entre eux reste Genghis Khan.

Les relations intra-tribales

Les tribus et les clans sont dirigés par une aristocratie guerrière : les Noyan ou Bagadour. Ils sont chargés de conduire leur clan vers les pâturages et de le fournir en nombre suffisant d'esclaves pour l'entretien des troupeaux. Ils sont bien sûr chefs de guerre.
Ensuite vient la classe des hommes libres guerriers : les nökud (sing. nökul), qui forment le gros des troupes des armées.
Puis les roturiers, arad, serviteurs et servantes, et enfin les esclaves bogoul, souvent nökud malheureux d'une autre tribu vaincue. Ils peuvent être affranchis et retrouver leur statut.

Les chamanes occupent le rôle de sages et de guérisseurs (cf. Les Croyances), parfois même de rois. Ils prennent alors le titre de Bäki.

Les clans et les familles sont reliées là aussi par des liens de fidélité et d'intérêts, formant une tribu sous l'autorité d'un Khan.

La succession se fait à l'intérieur de la famille, mais pas forcément par droit de primogéniture. Si le Khan n'a pas désigné son successeur de son vivant, celui-ci est désigné lors d'un qouriltaï (assemblée des hommes libres). Le territoire est divisé en yourt (apanages territoriaux) entre les héritiers. Le yourt et les tribus qui y nomadisent constituent l'oulous. Le cadet hérite du patrimoine primitif du père, en tant qu'odjigin, gardien du foyer (ex : à la mort de Genghis Khan, son plus jeune fils Touloui reçut l'apanage de la Mongolie, quand ses aînés recevaient qui la Russie, qui la Perse...).

Le mariage.

Les Nomades sont polygames. Lors d'un mariage, la famille de l'époux paie une compensation à la famille de l'épouse pour la perte d'une travailleuse. Il arrive cependant fréquemment que l'épouse soit enlevée lors d'une razzia ou d'une guerre qui a vu les vainqueurs emmener femmes et troupeaux. La haine de la tribu lésée est alors assurée...

Bien souvent, l'épouse est promise dès le plus jeune âge à son futur mari. Celui-ci une fois adulte (à partir de 15 ans) peut revenir la chercher. La tradition veut que le fiancé enlève sa future à son beau père, empêché en cela par les membres de la tribu de la promise. Le futur marié est accueilli, donne ses présents au père, ripaille pendant des jours, jusqu'à trouver le moment propice pour enlever sa femme. Un fois l'enlèvement avéré, le couple est reconnu et peut revenir sans crainte dans la tribu.

Les femmes, ou khatoun, ont le rôle assez classique de la femme dans des sociétés guerrières et pourraient rester effacées. Elles sont considérées comme butin, et sont traitées rudement. Pourtant les khatoun jouissent d'une considération indéniable. Ce traitement rude est plus la traduction d'une culture sauvage que d'un mépris de la femme. Ainsi, lorsque le mari reste absent longtemps (pour une guerre par exemple), la tradition veut que sa femme se refuse à lui à son retour et s'enfuie. Le mari lésé doit alors s'équiper de son urga et rattraper sa femme avant de gagner le droit de partager sa couche.
Les veuves des khans poussent souvent leur fils favori lors des qouriltaï devant désigner un nouveau khan. Elles peuvent assurer la régence avec fermeté en attendant la nomination du nouveau Khan, processus qui prend parfois plusieurs années. Certaines ont même mené des armées à la victoire. Nombreuses sont celles qui ont été le prétexte de guerres meurtrières.
La mère est respectée et écoutée. E'olun, mère de Genghis Khan, était bien la seule à pouvoir critiquer le grand Khan sans risquer la mort.

Enfin, les femmes peuvent devenir chamanes.

Les Anda

Ce sont les "alliés jurés". Il s'agit d'un serment de fidélité entre deux amis proches, scellé par l'échange du sang. Les anda sont censés être toujours prêts à se soutenir.

La Loi

Elle est très rude. Sous Genghis Khan, elle sera consignée dans un code de jurisprudence, et appliquée avec fermeté : le yassak. D'un manière générale, tout vol doit être puni par une compensation de neuf fois la valeur du bien volé. Si la compensation ne peut pas être versée, le voleur est exécuté ("coupé en deux").

Le meurtre, le vol grave, l'adultère (excepté le viol par les guerriers en campagne bien entendu), la sodomie, la conspiration, les maléfices, le recel peuvent valoir à son auteur la condamnation à mort.

On ne doit pas verser le sang d'un noble : ceux-ci sont exécutés par étouffement. Enroulé dans une couverture, le condamné est piétiné par les cavaliers jusqu'à ce que mort s'ensuive.

La désobéissance et la trahison sont aussi punies de mort.

carquois scythique

Classe sociale des PJ

Cette table a pour but de déterminer la classe sociale d'origine d'un PJ. Elle peut aussi être utilisée pour les rencontres aléatoires.

Tirer 1d20 pour la classe sociale de la famille du PJ :
  1-3 : bogoul (esclave)
  4-6 : arad
  7-14 : nökul
  15-17 : noyan
  18 : khan
  19 : chamane
  20 : bäki

Les esclaves (bogoul) seront considérés comme des ennemis vaincus. Retirer 3d6 sur la table pour l'origine sociale du bogoul si celui-ci est Nomade. Un PJ issu de cette classe pourra gagner son affranchissement.

Les fils et filles de chamanes seront certainement amenés à devenir chamanes par la suite (cf. les Croyances).

Equipement de base d'un PJ débutant

Bogoul : ce qu'on lui donne ou qu'il a pu voler. Peut être armé comme troupe auxiliaire à pied pour un combat. Vêtements de base : bottes, pantalon, tunique de cuir, fourrure de mouton pour l'hiver (1 point de protection), bonnet de fourrure.
Arad : 1d2-1 cheval*. Vêtements de base + vêtement de tissu (Deel). Un poignard long (épée courte). Son père possède 3d6-4 bêtes, 1d3-1 chevaux*, 1d2-1 ger.
Nökul : 1d3 chevaux*. Vêtements de base. Vêtement de tissu (Deel). Arc. Sabre droit. Son père possède 2d100 bêtes, 3d6 chevaux*, 1d3 ger.
Noyan : 1d10 chevaux*. 1 esclave. Vêtements de base. Deel. Vêtements de soie. Arcs, arme de mêlée, lance, bouclier. Armure de cuir bouilli (3 points de protection). Son père possède 1d20×50 bêtes, 2d100×2 chevaux*, 1d3+2 ger.
Khan : 1d20 chevaux*. 1d6 esclaves et serviteurs. Vêtements de base. Deel. Vêtements de soie. Arcs, armes de mêlée, lance, bouclier. Armure de cuir et métal (4 points de protection). Son père possède des milliers de têtes de bétail et de chevaux, des ger pour lui et ses femmes, de nombreux esclaves et serviteurs, des richesses énormes issues du pillage...
Chamane : comme nökul. Pas de sabre.
Bäki : idem khan
* Pour les tribus vivant dans le Gobi ou en zone désertique, une partie des bêtes de monte sera constituée par des chameaux (minimum 1).

L'économie

Les sources de richesse sont essentiellement tirées de l'élevage et du pillage. Les peaux, la laine, les chevaux sont échangés contre du grain, de la soie, des objets manufacturés. Le contrôle de la Route de la soie et des revenus que l'on peut en tirer est l'objet d'incessantes luttes avec la Chine.

Les lourds tributs payés par la Chine (officiellement cadeaux) dans les périodes de faiblesse sont une autre source de richesse : chaque année, des centaines de milliers de pièces de soie et de sacs d'argent ou de grains sont donnés pour acheter la paix.

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