Vent des Steppes
Les guerres entre tribus sont monnaie courante : on se bat pour un territoire (oulous), pour du bétail, pour piller. Les conflits se finissent rarement sans un massacre en règle des armées vaincues. Les survivants sont généralement réduits en esclavage et répartis entre les tribus victorieuses : les hommes (survivants) s'occupent des troupeaux et des chevaux, parfois sont enrôlés dans les conflits de leurs maîtres ; les femmes sont épousées. Les enfants sont parfois adoptés.
Régulièrement, un Khan plus énergique d'une tribu puissante pourra fédérer les autres tribus. Il sera alors désigné Qaghan, ou Khan universel, lors d'un qouriltaï, et partira à la conquête de la Chine ou du monde. Il est investi par Tengri dont il est le représentant sur Terre. Le plus grand d'entre eux reste Genghis Khan.
Les chamanes occupent le rôle de sages et de guérisseurs (cf. Les Croyances), parfois même de rois. Ils prennent alors le titre de Bäki.
Les clans et les familles sont reliées là aussi par des liens de fidélité et d'intérêts, formant une tribu sous l'autorité d'un Khan.
La succession se fait à l'intérieur de la famille, mais pas forcément par droit de primogéniture. Si le Khan n'a pas désigné son successeur de son vivant, celui-ci est désigné lors d'un qouriltaï (assemblée des hommes libres). Le territoire est divisé en yourt (apanages territoriaux) entre les héritiers. Le yourt et les tribus qui y nomadisent constituent l'oulous. Le cadet hérite du patrimoine primitif du père, en tant qu'odjigin, gardien du foyer (ex : à la mort de Genghis Khan, son plus jeune fils Touloui reçut l'apanage de la Mongolie, quand ses aînés recevaient qui la Russie, qui la Perse...).
Bien souvent, l'épouse est promise dès le plus jeune âge à son futur mari. Celui-ci une fois adulte (à partir de 15 ans) peut revenir la chercher. La tradition veut que le fiancé enlève sa future à son beau père, empêché en cela par les membres de la tribu de la promise. Le futur marié est accueilli, donne ses présents au père, ripaille pendant des jours, jusqu'à trouver le moment propice pour enlever sa femme. Un fois l'enlèvement avéré, le couple est reconnu et peut revenir sans crainte dans la tribu.
Les femmes, ou khatoun, ont le rôle assez classique de la femme dans des sociétés
guerrières et pourraient rester effacées. Elles sont considérées comme butin, et sont traitées
rudement. Pourtant les khatoun jouissent d'une considération indéniable. Ce traitement
rude est plus la traduction d'une culture sauvage que d'un mépris de la femme. Ainsi, lorsque le
mari reste absent longtemps (pour une guerre par exemple), la tradition veut que sa femme se
refuse à lui à son retour et s'enfuie. Le mari lésé doit alors s'équiper de son urga et
rattraper sa femme avant de gagner le droit de partager sa couche.
Les veuves des khans poussent souvent leur fils favori lors des qouriltaï devant désigner
un nouveau khan. Elles peuvent assurer la régence avec fermeté en attendant la nomination du
nouveau Khan, processus qui prend parfois plusieurs années. Certaines ont même mené des armées à
la victoire. Nombreuses sont celles qui ont été le prétexte de guerres meurtrières.
La mère est respectée et écoutée. E'olun, mère de Genghis Khan, était bien la seule à pouvoir
critiquer le grand Khan sans risquer la mort.
Enfin, les femmes peuvent devenir chamanes.
Le meurtre, le vol grave, l'adultère (excepté le viol par les guerriers en campagne bien entendu), la sodomie, la conspiration, les maléfices, le recel peuvent valoir à son auteur la condamnation à mort.
On ne doit pas verser le sang d'un noble : ceux-ci sont exécutés par étouffement. Enroulé dans une couverture, le condamné est piétiné par les cavaliers jusqu'à ce que mort s'ensuive.
La désobéissance et la trahison sont aussi punies de mort.
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Cette table a pour but de déterminer la classe sociale d'origine d'un PJ. Elle peut aussi être
utilisée pour les rencontres aléatoires.
Tirer 1d20 pour la classe sociale de la famille du PJ :
Les esclaves (bogoul) seront considérés comme des ennemis vaincus. Retirer 3d6 sur la table pour l'origine sociale du bogoul si celui-ci est Nomade. Un PJ issu de cette classe pourra gagner son affranchissement. Les fils et filles de chamanes seront certainement amenés à devenir chamanes par la suite (cf. les Croyances). Equipement de base d'un PJ débutant
Bogoul : ce qu'on lui donne ou qu'il a pu voler. Peut être armé comme troupe auxiliaire à
pied pour un combat. Vêtements de base : bottes, pantalon, tunique de cuir, fourrure de
mouton pour l'hiver (1 point de protection), bonnet de fourrure.
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Les lourds tributs payés par la Chine (officiellement cadeaux) dans les périodes de faiblesse sont une autre source de richesse : chaque année, des centaines de milliers de pièces de soie et de sacs d'argent ou de grains sont donnés pour acheter la paix.